Je passe bientôt l'oral d'anglais renforcé avec ce livre comme oeuvre complète. Il est donc normal qu'il occupe une bonne partie de mes pensées.
Alors, tout d'abord, c'est le seul livre que j'ai lu dans une langue qui n'est pas la mienne. De plus, il y a une dizaine de chapitres que je n'ai pas lu, mais je pense le relire intégralement cet été pour voir si ma prof d'anglais disait la vérité quand elle affirmait que les chapitres que l'on a zappé ne sont pas important.
Ca commence comme un roman de John Grisham, c'est-à-dire avec une cour de justice, qui plus est, dans le sud des Etats-Unis, ce qui rapproche le roman de Non Coupable ou Le Dernier Juré de Grisham.
Cependant, par la suite, l'affaire est vite classée et une autre intrigue prend le relai.
Je raconte l'histoire: dans la Louisiane des années quarante, dans la petite ville de Bayonne située sur une plantation de canne à sucre, un jeune homme noir de 21 ans, Jefferson, est accusé du meurtre de deux jeunes noirs, Bear et Brother, ainsi que du tenancier du bistrot de Bayonne, Alcee Gropé. Bien qu'innocent, tout l'accuse, et son avocat a préparé un piètre système de défense: il ne savait pas que c'était mal car il n'a pas d'éducation, aucune notion du bien et du mal... pour finir par qualifier son client de "porc". Jefferson est condamné à mourir sur la chaise électrique. Ce n'est pas ce verdict qui est remis en cause (la sentence est irrévocable), mais l'insulte. Miss Emma, la marraine de Jefferson, demande au professeur noir de Bayonne, Grant Wiggins (le narrateur), d'éduquer son filleul pour qu'il puisse mourir avec dignité. Elle réussit à convaincre Henri Pichot, le propriétaire de la plantation, d'intercéder en sa faveur auprès du shériff pour que Grant puisse voir Jefferson en prison. Grant, qui ne demande rien d'autre que de quitter ce patelin avec Vivian, une métisse dont il est amoureux, accepte d'offrir son aide et au fil de l'oeuvre se forge une amitié entre lui et son élève, au prix de nombreux obstacles comme la fierté bafouée, le fossé entre la communauté blanche et la communauté noire, les quolibets des des blancs...
Mon avis: ce livre m'a accompagné une année scolaire durant, donc je ne suis pas près de l'oublier. J'ai bien aimé le personnage de Grant qui est, je trouve, le personnage qui a le plus de profondeur. Alors qu'on s'attendait au début de l'oeuvre à ne rien savoir de lui, il a pris de plus en plus vie. De plus, c'est une peinture réaliste de la Louisiane de cette époque et malgré tout chargée de symboles. Ce livre a bien mérité le Prix Pulitzer qui lui a été attribué.
A force, ça devient gênant, je tiens à préciser que j'ai passé mon bac en 2007 et que j'ai eu 16! Ce n'est plus la peine de me souhaiter bonne chance tous les mois de juin!