L'histoire: les loups sont de retour en France dans le Parc National du Mercantour. On n'a pas le droit d'y toucher. Mais depuis un certain temps, dans les environs du village de Saint-Victor du Mont, des brebis sont égorgées dans les bergeries même, et les marques de dents sont impressionnantes: l'écart entre le pouce et l'auriculaire d'une main humaine adulte. Des rumeurs circulent, on appelle à la battue, mais un trappeur canadien en mission de reportage se confie à sa petite amie Camille Forestier: l'éleveuse de la ferme des Ecarts, Suzanne Rosselin, lui a dit le fond de sa pensée: c'est un loup-garou qui égorge ces pauvres bêtes, et ce serait Auguste Massart le loup-garou. Le lendemain, Suzanne est retrouvée égorgée et Massart a disparu. Dans sa maison, une carte de France avec un tracé au crayon partant du Mercantour et allant jusqu'en Angleterre par les petites routes. C'est cet itinéraire que le fils adoptif de Suzanne, Soliman, ainsi que son berger, le Veilleux et le chien Interlock, vont suivre à bord de la bétaillère des Ecarts, conduites par Camille, la seule à avoir son permis. De son côté, le commissaire Adamsberg suit l'affaire des loups depuis Paris et s'y retrouve mêlé.
Le roman a obtenu le Prix du festival de Cognac en 1999 et le Prix Mystère de la Critique en 2000.
Mon avis: un style original, tellement drôle et touchant à la fois, juste ce qu'il faut de décalé et l'ambiance d'un road-movie qui tient plus du voyage d'adolescents en quête d'aventures mélangé à du bon polar, le tout avec des histoires africaines qui remplacent les mythes de scouts. Et tout ça fleure bon le sud de la France, la poussière, la sueur, les cigales, le suint de mouton... Et de plus, on apprend tout sur les loups-garous au Moyen-Age.
