Un goût de cendres; ELIZABETH GEORGE

Un goût de cendres; ELIZABETH GEORGE
Celui-là aussi je l'ai pris au hasard. De toute façon, la seule chose qui pourrait me décevoir avec Elizabeth George dans ce genre de procédé, c'est de tomber sur un livre que j'ai déjà, ce qui n'arrivera pas car je me souviens de ceux que j'ai lu, au moins le titre et une partie de l'intrigue.

L'histoire: Lynley n'a toujours pas épousé lady Helen, qui a encore des réticences que Lynley a du mal à cerner. Malgré cela, il doit s'atteler à la résolution d'une énigme. Dans le Kent, le cottage de Springburn a pris feu (ce qui explique le nom, j'imagine: de Spring le printemps et burn, brûler). Le feu a pris à partir d'un bouquet d'allumettes et d'une cigarette qui se consume lentement, le tout coincé dans un fauteuil. Dans ce cottage, Kenneth Flemming, joueur de cricket. L'enquête révèle qu'il a d'abord été assassiné. Elle s'oriente rapidement sur la famille de la victime, mais également sur une ancienne professeur de la victime et sur sa fille, avec laquelle elle est en conflit. En plus de l'enquête, on découvre la vie de cette fille, Olivia Whitelaw, un parcours aventureux qui va de la prostitution jusqu'au sauvetage d'animaux.

Mon avis: l'enquête est bien ficelée, mais le plus poignant, c'est le récit de la vie d'Olivia, assurément! Rien que pour ça, il vaut la peine d'être lu.

# Posté le vendredi 22 juin 2007 05:50

Mal d'enfant; ELIZABETH GEORGE

Mal d'enfant; ELIZABETH GEORGE
Acheté chez Emmaüs, il est resté un bon moment dans ma bibliothèque avant de rentrer dans ma liste des priorités.

Je raconte le livre: Déborah, la femme de Simon Saint-James, fait des fausses couches à répétition mais refuse obstinément de ne serait-ce qu'envisager une adoption. A la National Gallery de Londres, elle rencontre un pasteur qui lui propose de passer quelques jours dans sa paroisse du Lancashire.
Elle et Simon s'y rendent donc, et une fois sur place, ils apprennent que celui qui devait être leur hôte est mort. L'enquête qui a été menée a conclu à l'homicide involontaire par ingestion de cigüe, qu'une femme a confondu avec du panais.
Simon Saint-James, expert en sciences médico-légales, n'est pas convaincu et demande à son ami d'enfance, l'inspecteur Lynley, qui a quelques problèmes quant à sa relation avec lady Helen, d'intervenir. Il se révèle que l'enquête a été bâclée.

Mon avis: comme toujours, l'énigme créer un suspense plus qu'haletant, et comme l'auteur ne fait pas la différence entre le "roman policier" et le "vrai roman", ce qui fait qu'elle donne autant d'importance à l'enquête qu'au récit des problèmes d'adolescentes comme avec Josie qui essaie de se maquiller elle-même, de se teindre les cheveux seule... et le résultat est atroce. Ou encore avec Maggie et sa mère... et tout cela avec un vrai saisissant!

# Posté le vendredi 22 juin 2007 08:22

Sans l'ombre d'un témoin; ELIZABETH GEORGE

Sans l'ombre d'un témoin; ELIZABETH GEORGE
C'est le roman qui m'a fait me rendre compte que je m'étais attaché aux personnages plus que je ne le croyais.

L'inspecteur Lynley a pris la place de Malcolm Webberly, ce dernier étant en rééducation à la suite d'un accident: renversé par un véhicule.
Les personnes assassinées sont d'abord des jeunes issus de métissage et vivant dans des quartiers pauvres. Ils présentent des marques de torture (mains brûlées, nombril découpé). Mais l'enquête ne débute vraiment que lorsque l'on découvre le corps d'un adolescent Blanc. Lorsque l'on s'aperçoit que des crimes similaires ont eu lieu avec de jeunes métis pour cible et que les enquêtes n'ont pas été menée correctement, Scotland Yard est à deux doigts d'être accusé de racisme institutionnel. C'est pourquoi le constable Winston Nkata, de race noire, est nommé au poste de sergent et fait partie des personnes chargées de l'enquête. De plus, Scotland Yard médiatise cette enquête, au grand dam de Lynley, d'autant que cette médiatisation n'a pour seul but que de montrer qu'il y a un noir au Yard et qu'il occupe un poste à responsabilité. Un profiler américain est demandé pour se joindre à l'enquête et Lynley est contraint de s'y plier également, pour le grand plaisir de Hillier, le chef du Yard. On découvre le milieu de la prostitution des jeunes gens, la face sombre de certaines personnes...

Mon avis: comment dire? OOOUUUAAAHHHOOOUU!!!! Presque aussi long que Mémoire infidèle, mais tout aussi prenant. De plus, ce qui est intéressant, c'est qu'on est sur un pied d'égalité avec les enquêteurs, on en sait autant qu'eux, même si on assiste à des scènes auxquelles ils n'assistent pas, elles ne nous renseignent pas. Enfin, il est poignant, émouvant, inattendu, à la fin, j'ai presque pleuré. Les personnages sont à bout.

# Posté le vendredi 22 juin 2007 08:47

Modifié le vendredi 31 août 2007 10:16

BLOGTRAFIC

BLOGTRAFIC

# Posté le vendredi 22 juin 2007 14:15

Modifié le samedi 23 juin 2007 07:17

Le testament; JOHN GRISHAM

Le testament; JOHN GRISHAM
Je ne quitte pas trop la constante: surtout du polar et du thriller.

L'histoire: Troy Phelan est plusieures fois milliardaire, plusieures fois divorcé aussi, et plusieures fois papa... une fois de trop selon ses fils. En effet, avant de se jeter d'une fenêtre de son building devant ses ex-femmes et ses enfants, il a rédigé et signé un nouveau testament qui laisse aux personnes présentes ce jour-là juste ce qu'il faut pour éponger leurs dettes et lègue tout à sa fille illégitime, Rachel Lane, médecin-missionnaire dans le Pantanal, une région reculée au fin fond de la jungle brésilienne.
Les personnes lésées, de leur côté, mobilisent leurs avocats véreux pour remettre en cause la validité de ce testament. Du côté des exécuteurs testamentaires, il s'agit de retrouver la trace de Rachel Lane. C'est un avocat sortant de sa énième cure de désintoxication, aux envies parfois suicidaires, qui va partir à l'aventure dans la jungle: Nate O'Riley.

Mon avis: le meilleur roman de John Grisham. Il est divisé entre les poursuites judiciaires qui sont la marque de fabrique de l'auteur, et la découverte d'une région inconnue, à l'abri de la civilisation. John Grisham peut donc séduire deux publics différents. De plus, c'est une aventure humaine captivante.

# Posté le vendredi 22 juin 2007 15:12