Le rouge du péché; ELIZABETH GEORGE

Le rouge du péché; ELIZABETH GEORGE
En me rendant au concert de MUCC, je tombe sur ce livre à la gare de Sarreguemines et je l'achète. Finalement, j'ai même obtenu un autographe de Satochi avec.

L'intrigue: un homme aux allures de clochard découvre au pied d'une falaise alors que c'est marée basse un cadavre. Il brise la fenêtre du cottage le plus proche (nous somme dans une région peu peuplée de Cornouailles) en quête d'un téléphone qu'il ne trouve pas, puis la propriétaire de la maison, Daidre Trahair, le surprend. Ensemble, ils retournent au cadavre et le vagabond appelle la police. L'inspecteur Bea Hannaford et son ex-mari, Ray Hannaford, policier également ont droit à une surprise: le vagabond n'est autre que le commissaire Lynley de New Scotland Yard. En manque d'effectifs, Bea Hannaford lui demande de lui prêter son concoure, notamment en ce qui concerne les antécédents de Daidre Trahair, qui semble connaître la victime et cacher plus de choses encore. Lynley se prend d'amitié pour cette femme et se trouve malgré lui mêlé à l'enquête. la victime est morte d'une chute ayant pour cause un matériel d'escalade défectueux. Sabotage ou accident? Très vite, la question ne se pose plus.

Mon avis: Elizabeth George n'a rien perdu de vue. Les personnages évoluent, encore et toujours, et dans le fond, face au crime, ils restent les mêmes. La petite déception est le nom du coupable, mais le foisonnement des intrigues propre à l'auteur nous fait oublier ce détail. Tant de situations de conflits différentes se nouent et se dénouent sous nos yeux avides...
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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 10:00

Je ne vais pas me gêner; LAURENT RUQUIER

Je ne vais pas me gêner; LAURENT RUQUIER
Avec sa plume acide, ses petites phrases assassines, ses réactions à chaud sur l'actualité et ses portraits vachards ou tendres, Laurent Ruquier nous est devenu indispensable. Ce livre n'est pas uniquement un recueil des reparties qui surgissent spontanément au cours d'une émission. Il rassemble pour l'essentiel des aphorismes tantôt naïfs, tantôt cyniques, écrits bien souvent avant la prise d'antenne, textes et chroniques sur l'air du temps. Si vous n'avez pas le loisir de le retrouver à la radio ou la télévision, son dernier livre vous sera d'un précieux secours.

Mon avis: une année d'actualités en citations de radio. On y reconnait le style de Ruquier, celui qu'il a gardé, mais ça fait moins rire. On préfère l'entendre, et surtout, ces phrases traitent d'événements datant de dix ans. Dans leur contexte et dans leur temps, elles ont fait mouche. Cela dit, j'ai bien apprécié.
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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 10:07

Poésies complètes; ARTHUR RIMBAUD

Poésies complètes; ARTHUR RIMBAUD
Si l'on devait citer le poète qui a exercé l'influence la plus profonde sur la poésie du début du XXe siècle, il faudrait nommer Rimbaud. Avec plus de hardiesse encore que Baudelaire, il a étendu le champ d'exploration de la poésie. Avant lui, l'expérience poétique était principalement l'expérience de la création littéraire. Après lui, la poésie devient un moyen de connaissance. [...] C'est qu'il n'a pas hésité à se mettre en communication avec la part inconnaissable de lui-même. Il y a découvert un grand jeu d'images, fleurs éclatées, filles à lèvres d'orange, déluges et miracles, un jeu dont chaque figure ressemble à un message marqué d'un sceau incompréhensible et sacré. Dès lors, Rimbaud va libérer tous les phénomènes de l'inconscient, préparer les voies du surréalisme et créer, si l'on veut, un nouveau mystère dont les symboles resteront étrangers au merveilleux et au fantastique.

Mon avis: un seul regret, ce recueil ne comporte pas les poèmes en proses. Sinon, outre le génie sans cesse porté aux nues de Rimbaud, je ne m'apesantirait pas là-dessus car il n'est plus à démontrer, on peut lire ce livre comme une sorte de biographie du poète. Les notes en bas de page associées aux lettres et aux poèmes retracent assez fidèlement une partie de la vie d'Arthur Rimbaud.

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# Posté le lundi 02 novembre 2009 04:33

Le sang des immortels; ERIC & RICHARD LE BOLOC'H

Le sang des immortels; ERIC & RICHARD LE BOLOC'H
L'intrigue: François Plantin, académicien, se suicide dans son bel habit vert à l'Institut de France. On fait appel au commandant Hippolyte Marie-Rose pour constater le suicide. Alors tout finit par ne plus devenir aussi évident. De petits éléments en petits éléments, Marie-Rose en vient à soupçonner un meurtre, avec en tête de liste des suspects une restauratrice de livres dont le père a été limogé par l'académicien. Seulement, beaucoup ont intérêt à sa mort, même d'autres académiciens, opposés à son projet de féminisation de la langue française.

Mon avis: le livre s'essouffle de lui-même vers le milieu et halète péniblement jusqu'à la surprise finale qui est relativement spectaculaire et inattendue. Cela dit, les différents aspects ne sont pas assez fouillés et avec de faux relents de Da Vinci Code qui fausse un peu le tout. Un polar efficace mais sans plus ni profondeur.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 04:39

La lionne blanche; HENNING MANKELL

La lionne blanche; HENNING MANKELL
Avril 1992. En Scanie, Louise Åkerblom, jeune mère de famille et agente immobilière vient de conclure une affaire. Il fait beau. C'est vendredi. Elle a acheté des gâteaux pour le dîner familial. Elle prend sa voiture pour visiter une dernière maison et se retrouve sur un chemin qu'elle n'aurait jamais dû emprunter : un homme l'abat froidement d'une balle en plein front. Peu auparavant, en Afrique du Sud, dans la province du Transkei, le tueur professionnel Victor Mabasha, qui croupit dans un bidonville, se voit confier une mission inespérée. Ses commanditaires sont des Blancs, comme d'habitude. Mais cette fois, des Afrikaners haut placés, opérant au c½ur des services secrets sud-africains. Sa cible, un homme politique de premier plan. Le Président Frederik De Klerk ? Il n'en sait pas plus.
Quelques jours plus tard, le corps de Louise est retrouvé au fond d'un puits, à Skurup, aux environs d'Ystad, par Wallander et son équipe qui enquêtaient déjà sur sa disparition. Mais le passé de la victime est désespérément sans histoire. Pas le moindre indice.
Quelques jours plus tard, une maison explose à Skurup. Des débris de radio sophistiquée, de revolver et le doigt sectionné d'un homme noir sont retrouvés dans les décombres.

Mon avis: ce qui est intéressant dans ce livre, c'est le côté iceberg. On démarre avec quelque chose qui se révèle n'être que la partie émergée. Sinon, c'est du thriller tout ce qu'il y a de plus correct et très bien ficelé, mais depuis Mankell, de meilleurs noms tels que Larsson et Edwardson sont apparus dans ce domaine.

# Posté le lundi 30 novembre 2009 10:51