Je voulais attendre d'avoir fini la série des Grisham, mais comme ça fait déjà quelques jours que j'ai lu ce livre, je préfère "battre le fer tant qu'il est encore chaud".
C'est une enquête du commissaire Winter de Göteborg, en Suède. C'est l'été indien là-bas. Winter n'arrive toujours pas à se décider à acheter un terrain en bord de mer pour s'y faire construire une maison avec sa femme et sa fille (Angela et Elsa). De son côté, Lars Bergenhem a toujours du mal à accepter qu'il est marié et père. Quant au veuf Fredrik Halders, il sort toujours avec Aneta Djanali, la seule noire de l'équipe et l'une des rares noires de Göteborg.
Côté affaires criminelles, Winter retrouve un amour de jeunesse dont le grand-père est mort à la suite du naufrage du bateau de pêche de son équipe, pendant la guerre, au large d'Aberdeen en Ecosse. Elle déclare avoir reçu une lettre disant que son grand-père "n'était pas ce qu'il semblait être". De plus, son père est parti à la suite de la réception de cette lettre. Vers l'Ecosse bien sûr, à Inverness, près d'Aberdeen. Il ne donne plus de nouvelles depuis un certain temps. D'ordinaire, Winter ne devrait pas y prêter attention, cela ressemble à de l'inquiétude injustifiée. Mais en souvenir du passé, il s'intéresse à l'affaire, prévient Interpoll et son vieil ami Steve Macdonald, qu'il retrouve lorsqu'il se rend lui-même en Ecosse.
Du côté du tandem Djanali-Halders, ils enquêtent sur une affaire de femme battue. Les voisins ont déposé plainte, mais la supposé victime ne veut pas se montrer, et sa famille et belle-famille, pour différentes raisons, est plus que louche.
Mon avis: j'aurais du présenter les personnages dans une bio de l'auteur (je le ferai plus tard) ou commencer par le premier de la série, mais je voulais absolument faire rapidement un article sur ce livre. Comme d'habitude, c'est un livre qu'on pourrait lire en écoutant la musique qu'écoutent les personnages. Du rock pour certains et surtout Coltrane pour Winter. Les citations de chansons nous rapprochent plus des personnages comme si l'on était à côté d'eux et du lecteur CD. Comme d'habitude encore, le réalisme est saisissant, autant qu'avec Elizabeth George, mais dans un style moins oppressant (ce n'est ni un avantage, ni un inconvénient) et d'une manière différente. Donc, comme les autres livres, excellent sous tous rapports.
Maintenant, sous l'aspect particulier. C'est un roman qui sent l'Ecosse et certaines îles de la Suède et même si le climat n'y paraît pas engageant, on a envie de visiter ces régions, l'Ecosse surtout, et de voir ces vieux ports de pêche et de goûter au haggis et au cullen skink, même s'il est décrit comme peu ragoutant.